05 avril 2007

Déroulement du chemin de Croix

Chemin de croix

Eglise St Désiré - Vendredi 6 Avril 2007

Refrain :

Veillons et prions, nous ne savons ni l’heure ni le jour,

Veillons et prions, c’est aujourd’hui le temps de l’amour.

I. Jésus est condamné à mort

Pendant le procès de Jésus, Pilate essaie de faire en sorte que les paroles de Jésus ne donnent pas motif à le condamner. Le drame de Pilate se cache dans la question : Qu'est-ce que la vérité ? Ce n'était pas une question philosophique sur la nature de la vérité, mais une question concernant le rapport que Pilate avait lui-même avec la vérité. C'était une tentative de se dérober à la voix de sa conscience qui lui ordonnait de reconnaître la vérité et de la suivre. Parce-qu’il ne se laisse pas conduire par la vérité, Pilate devra finalement céder et condamner à mort un innocent. Les accusateurs devinent cette faiblesse de Pilate et c'est pourquoi ils persistent. Avec détermination, ils réclament la mort en croix. Les demi-mesures auxquelles Pilate a recours ne l'aident pas. Présentant à la foule Jésus flagellé et couronné d’épines, le Gouverneur espère faire céder l'intransigeance de la foule. Montrant Jésus, il dit : “Voici l'homme !” Mais la réponse est : “Crucifie-le, crucifie-le !” Les accusateurs utilisent comme dernier argument : “ Quiconque se fait roi s'oppose à l'empereur. Si tu le relâches, tu n'es pas ami de l'empereur.” Or Pilate était le représentant de l’empereur et devait lui obéir. La menace est donc claire. Devinant le danger, Pilate cède définitivement et prononce la sentence. Mais non sans faire le geste lâche de se laver les mains : “Je ne suis pas responsable du sang de cet homme ; cela vous regarde !” (…) Tout au long des siècles, la négation de la vérité a engendré souffrance et mort. Ce sont les innocents qui sont les victimes de l'hypocrisie humaine. Les demi-mesures ne sont pas suffisantes. Il ne suffit pas non plus de se laver les mains. La responsabilité pour le sang du juste demeure.

O Christ, Toi qui as accepté une condamnation injuste, accorde-nous, ainsi qu'à tous les hommes de notre temps, la grâce d'être fidèles à la vérité ; ne permets pas que nous condamnions des innocents pour nous tirer d’affaire.

Nous te le demandons, Seigneur !

II. Jésus est chargé de sa croix

La croix : instrument de mort infamante. Il n'était pas permis de condamner à la mort de la croix un citoyen romain : c'était trop humiliant. La croix était le châtiment des esclaves. Le moment où Jésus de Nazareth s'est chargé de la croix pour la porter sur le Calvaire marque un tournant dans l'histoire de la croix. Par le geste du Christ qui accepte la croix, laquelle le réduit au rang d’esclave, de criminel de droit commun, les hommes sauront que Dieu est amour. Amour sans limites. Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Cette vérité sur Dieu s'est révélée par la croix.

O Christ, Toi qui acceptes la Croix de la main des hommes, pour en faire le signe de l'amour de Dieu qui nous sauve, accorde-nous, ainsi qu'à tous les hommes de notre temps, la grâce de la foi en cet amour infini, afin que,  par  le signe de la Croix, nous soyons tes témoins authentiques.

Nous te le demandons, Seigneur !

1.  Tu fais de nous, Seigneur, des enfants de lumière,

Apprends-nous à marcher dans la nuit.

Tu viens en nous Seigneur, avec un cœur de père,

Donne-nous de changer notre vie.

Refrain :

Veillons et prions, nous ne savons ni l’heure ni le jour,

Veillons et prions, c’est aujourd’hui le temps de l’amour.

III. Jésus tombe pour la première fois

IV. Jésus rencontre sa mère

Marie se remémorait les paroles de l’Annonciation : “Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin.” Elle méditait souvent ces paroles dans le secret de son cœur. Quand, sur le chemin de la croix, elle rencontre son Fils, peut-être justement que ces paroles lui reviennent à l'esprit. Avec une force particulière. “Il régnera... Et son règne n'aura pas de fin…”, avait dit le messager céleste. Maintenant, alors qu'elle voit son Fils, condamné à mort, porter la croix sur laquelle il devra mourir, elle pourrait se demander humainement parlant : Comment mon fils, dans cette situation, pourrait régner ? Cependant Marie se souvient qu'alors, après avoir entendu l'annonce de l'Ange, elle avait répondu : “Je suis la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole.” Maintenant, elle se rend compte que cette parole se réalise et prend son sens comme parole de la Croix. Parce qu'elle est mère, Marie souffre profondément. Toutefois, elle répond maintenant aussi comme elle avait répondu lors de l'Annonciation : “Que tout se passe pour moi selon ta parole.” De cette façon, elle prend maternellement dans ses bras la croix avec son fils qui est Dieu, et pourtant condamné. Sur le chemin de la croix, Marie se manifeste comme Mère du Sauveur.

O Marie, toi qui as parcouru le chemin de la croix avec ton Fils, déchirée de douleur dans ton cœur de mère, mais te souvenant toujours de ton « oui » et intimement convaincue que Celui à qui rien n'est impossible saurait réaliser ses promesses, implore pour nous la grâce de nous abandonner à l'amour de Dieu. Fais que, face à la souffrance, au refus, à l'épreuve, même prolongée et violente, nous ne doutions jamais de son amour.

Nous te le demandons !

V. Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix

Ils réquisitionnèrent Simon. Les soldats romains firent ainsi, craignant que le Condamné épuisé ne parvienne pas à porter la croix jusqu'au Golgotha.  Ils cherchaient un homme pour qu’il l’aide à porter la croix. Cela tombe sur Simon. Ils le réquisitionnèrent pour le charger de ce poids. On peut imaginer qu'il ne fut pas d'accord et qu'il s'y opposa. Porter avec un condamné sa croix pouvait être considéré comme une offense à la dignité d'un homme libre. Bien qu'à contrecœur, Simon prit la croix pour aider Jésus. Simon reçoit un don. Il en est devenu "digne". Ce qui aux yeux de la foule pouvait offenser sa dignité lui a, au contraire, apporté une nouvelle dignité pour nous chrétiens. Le Fils de Dieu l'a fait participer d'une manière unique à son œuvre de Salut. Simon en est-il conscient ? Depuis lors, nous sommes tous des Simon de Cyrène, appelés au cours de l'histoire à porter la croix avec Jésus.

O Christ, qui as conféré à Simon de Cyrène la dignité de porter Ta croix, accueille-nous aussi sous son poids, accueille tous les hommes et donne à chacun la grâce d’être disponible à leurs frères souffrants. Fais que nous ne détournions pas notre regard de ceux qui sont accablés par la croix de la maladie, de la solitude, de la faim, de l'injustice. Fais que, portant les poids les uns des autres, nous devenions témoins de l'évangile de la croix.

Nous te le demandons, Seigneur !

2.  Tu fais de nous, Seigneur, des guetteurs de l’aurore,

Apprends-nous à rester vigilant.

Tu viens en nous Seigneur, pour nous guider encore,

Donne-nous de te suivre, en chantant :

Refrain :

Veillons et prions, nous ne savons ni l’heure ni le jour,

Veillons et prions, c’est aujourd’hui le temps de l’amour.

VI. Véronique essuie le visage de Jésus

VII. Jésus tombe une deuxième fois

Et moi, je suis un ver, pas un homme, raillé par les gens, rejeté par le peuple. Ces paroles du Psaume viennent à l'esprit tandis que nous regardons Jésus qui, pour la deuxième fois, tombe sous la croix. Voici que le Condamné est tombé dans la poussière de la terre. Ecrasé sous le poids de la croix. Ses forces l'abandonnent toujours davantage. Mais, à grand peine, il se relève pour continuer son chemin. Que signifie pour nous, hommes pécheurs, cette deuxième chute ? Plus encore que la première, elle semble nous exhorter à nous relever, à nous relever une nouvelle fois sur notre chemin de croix. (…) Tout homme rencontre ici-bas le Christ qui porte la croix et qui tombe sous son poids. A son tour, sur le chemin du Calvaire, le Christ rencontre tout homme et, tombant sous le poids de la croix, il ne cesse d'annoncer la Bonne Nouvelle. Depuis deux mille ans, le chemin de croix parle à l'homme. Il faut que, nous aussi, nous transmettions la bonne nouvelle de notre relèvement dans le Christ.

Seigneur Jésus Christ, Toi qui tombes sous le poids du péché de l'homme et qui Te relèves pour le prendre sur Toi et l'effacer, donne-nous, à nous hommes faibles, la force de porter la croix de chaque jour et de nous relever de nos chutes, pour transmettre aux autres la bonne nouvelle de ton pardon.

Nous te le demandons, Seigneur !

VIII. Jésus console les femmes de Jérusalem

IX. Jésus tombe pour la troisième fois

X. Jésus est dépouillé de ses vêtements

XI. Jésus est cloué sur la croix

Ils me percent les mains et les pieds, je peux compter tous mes os. Les paroles du prophète s'accomplissent. L'exécution commence. Les coups des bourreaux écrasent les pieds et les mains du Condamné sur le bois de la croix. Dans le creux des mains, les clous sont fixés avec violence. Ces clous maintiendront le condamné suspendu dans les tourments inexprimables de l'agonie. Dans son corps, comme dans son esprit très sensible, le Christ souffre d'une manière indicible. Avec lui, on crucifie deux vrais malfaiteurs, l'un à sa droite et l'autre à sa gauche. La prophétie s'accomplit : Il a été compté avec les pécheurs. Quand les bourreaux dresseront la croix, alors commencera une agonie qui durera trois heures. Il faut que s'accomplisse aussi cette parole : “Moi, quand j'aurai été élevé de terre, j'attirerai à moi tous les hommes.” Qu'est-ce qui "attire" chez ce Condamné en agonie sur la croix ? Du haut de la croix le Christ attire par la puissance de l'amour, de l'Amour divin, qui ne s'est pas soustrait au don total de soi ; de l'Amour infini, qui a élevé de terre sur l'arbre de la Croix le poids du corps du Christ, pour compenser le poids de l'antique faute ; de l'Amour sans limites, qui a comblé tout le manque d'amour et qui a permis à l'homme de se réfugier à nouveau dans les bras du Père miséricordieux. Que le Christ élevé sur la croix nous attire, nous, hommes et femmes du nouveau millénaire ! A l'ombre de la croix, vivons dans l'amour comme le Christ nous a aimés et s'est livré pour nous.

Christ élevé, Amour crucifié, remplis nos cœurs de Ton amour, afin que nous reconnaissions dans Ta croix le signe de notre pardon.

Nous te le demandons, Seigneur !

3.  Tu fais de nous, Seigneur, des lueurs d’espérance,

Apprends-nous à quitter nos prisons.

Tu viens en nous Seigneur, dans le plus grand silence,

Donne-nous d’accueillir ton pardon

Refrain :

Veillons et prions, nous ne savons ni l’heure ni le jour,

Veillons et prions, c’est aujourd’hui le temps de l’amour.

XII. Jésus meurt sur la croix

Le Christ prononce sept paroles :

  • “Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu'ils font.”

  • “Amen, je te le déclare : aujourd'hui, avec moi, tu seras dans le Paradis.”

  • Au pied de la croix se tenait sa Mère, et près d'elle le disciple, Jean l'Evangéliste. Jésus dit : “Femme, voici ton fils !”, et au disciple : “Voici ta mère !”

  • “J'ai soif.”

  • “Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?”

  • “Tout est accompli !”

  • “Père, entre tes mains je remets mon esprit.”

Seigneur Jésus Christ, Toi qui, au moment de l'agonie, n'es pas resté indifférent au sort de l'homme et qui, dans Ton dernier souffle as confié avec amour à la miséricorde du Père les hommes et les femmes de tous les temps avec leurs faiblesses et leurs péchés, remplis-nous, nous-mêmes et les générations futures, de Ton Esprit d'amour.

Nous te le demandons, Seigneur !

XIII. Jésus est descendu de la croix et confié à sa Mère

XIV. Le corps de Jésus est mis au tombeau

"Il a été crucifié, est mort et a été enseveli..." Le corps sans vie du Christ a été déposé dans le tombeau. Pourtant, la pierre du tombeau n'est pas le terminus. Le dernier mot de son œuvre n'appartient pas au mensonge, à la haine et à l'abus de pouvoir. Le dernier mot sera prononcé par l'Amour, qui est plus fort que la mort. “Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit.” Le tombeau est la dernière étape de la mort du Christ au cours de toute sa vie terrestre ; c'est le signe de son sacrifice suprême pour nous et pour notre salut. Très vite, désormais, ce tombeau deviendra la première annonce de louange du Fils de Dieu élevé jusqu’à la gloire du Père. "Il a été crucifié, est mort et a été enseveli, le troisième jour est ressuscité des morts." Avec la mise au tombeau du corps sans vie de Jésus, au pied du Golgotha, l'Eglise commence la veillée du Samedi saint. Marie conserve et médite au fond de son cœur la Passion de son Fils ; les femmes se donnent rendez-vous le lendemain matin après le sabbat, pour préparer le corps du Christ avec des aromates ; les disciples se rassemblent, en se cachant au Cénacle, jusqu'à ce que le sabbat soit passé. Cette veillée s'achèvera avec la rencontre près du tombeau, le tombeau vide du Sauveur. Alors le tombeau, témoin muet de la résurrection, parlera. La pierre roulée, l'intérieur vide, les bandelettes à terre, voilà ce que verra Jean, arrivé au tombeau avec Pierre : Il vit et il crut. Et avec lui l'Eglise crut, elle qui, depuis ce moment-là, ne se lasse pas de transmettre au monde cette vérité fondamentale de sa foi : Le Christ est ressuscité d'entre les morts, pour être parmi les morts le premier ressuscité. Le tombeau vide est le signe de l'espérance qui ne trompe pas. Par notre espérance, nous avons déjà l'immortalité.

Seigneur Jésus Christ, Toi qui, dans la puissance de l'Esprit Saint, as été conduit par le Père des ténèbres de la mort à la lumière d'une vie nouvelle dans la gloire, fais que le signe du tombeau vide nous parle, à nous et aux générations futures, et qu'il devienne source de foi vive, de charité généreuse et de ferme espérance.

Nous te le demandons, Seigneur !

4.   Tu fais de nous, Seigneur, des témoins d’Evangile,

Apprends-nous à tenir dans la Foi.

Tu viens en nous Seigneur, comme un souffle fragile,

Donne-nous d’avancer pas à pas.

Refrain :

Veillons et prions, nous ne savons ni l’heure ni le jour,

Veillons et prions, c’est aujourd’hui le temps de l’amour.

Notre Père qui es aux cieux,
que ton Nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous soumets pas à la tentation,
mais délivre nous du mal.
Amen !

Posté par La Pastorale à 17:12 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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